Accueil Culture Le Mur invisible : l’exposition de Sarah Jérôme à la Fondation Bullukian

Le Mur invisible : l’exposition de Sarah Jérôme à la Fondation Bullukian

Lauréate de la résidence Bullukian–Fontevraud, Sarah Jérôme dévoile à Lyon un corpus d’œuvres inédites réalisées en immersion. Programme

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Sarah Jérôme, Le Mur invisible — une peinture habitée par la lumière, où les figures semblent suspendues entre retrait intérieur et présence au monde (Sarah Jérôme, Aura, peinture à l’huile sur papier calque, 152,5 x 120cm, 2025 (HD))
Sarah Jérôme, Le Mur invisible — une peinture habitée par la lumière, où les figures semblent suspendues entre retrait intérieur et présence au monde (Sarah Jérôme, Aura, peinture à l’huile sur papier calque, 152,5 x 120cm, 2025 (HD))
À la Fondation Bullukian, Sarah Jérôme explore les frontières intérieures

Le Mur invisible : Sarah Jérôme expose à la Fondation Bullukian en 2026

Exposition · Le Mur invisible

Artiste · Sarah Jérôme

Lieu · Fondation Bullukian, Lyon

Dates · 30 janvier – 27 juin 2026

Visites guidées, ateliers enfants et rencontre avec l’artiste accompagnent l’exposition de Sarah Jérôme à la Fondation Bullukian

À l’aube de sa saison 2026, la Fondation Bullukian ouvre ses espaces à Sarah Jérôme avec Le Mur invisible, une exposition présentée du 30 janvier au 27 juin 2026. Réalisé dans le cadre de la Résidence croisée Bullukian–Fontevraud, dont l’artiste est la troisième lauréate, le projet réunit un ensemble d’œuvres inédites conçues lors de son séjour à l’abbaye de Fontevraud.

Inspirée du roman Le Mur invisible de Marlen Haushofer, publié en 1963, l’exposition reprend la métaphore d’une séparation invisible mais infranchissable entre l’individu et le monde. Un point de départ littéraire que Sarah Jérôme transpose dans une peinture figurative et introspective, attentive aux états intérieurs, aux émotions retenues et aux formes d’isolement contemporaines.

Ce que l’on voit en entrant

Le parcours s’ouvre sur un accrochage qui joue sur les contrastes d’échelle. De grandes peintures verticales, parfois supérieures au mètre cinquante, occupent les murs et imposent une présence frontale.

À leurs côtés, des formats plus modestes, accrochés à hauteur de regard, invitent à une observation rapprochée. Cette alternance crée un rythme visuel et engage physiquement le visiteur, contraint d’ajuster sans cesse sa distance à l’œuvre.

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Les peintures sont réalisées à l’huile sur papier calque épais. Ce support translucide laisse parfois deviner des couches sous-jacentes, accentuant l’impression de profondeur et de fragilité.

Figures solitaires, paysages boisés, corps traversés par la lumière composent un univers cohérent, où les scènes semblent suspendues dans un temps indéterminé.

La circulation dans les salles est fluide, sans rupture spectaculaire. L’immersion se construit progressivement, par répétition de motifs et par le travail de la lumière, omniprésente.

Ombres, halos et éclats lumineux structurent l’espace pictural et donnent aux gestes des personnages une densité presque dramatique.

Une peinture du corps et de la lumière en retrait

Le séjour de Sarah Jérôme à Fontevraud a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de l’exposition. L’artiste y a vécu une expérience de retrait dans un lieu chargé d’histoire, oscillant entre isolement et liberté intérieure. Cette tension traverse l’ensemble des œuvres, où les figures semblent à la fois ancrées dans leur environnement et comme absorbées par lui.

Formée d’abord à la danse au Conservatoire national supérieur de Paris, puis à l’Opéra de Lyon, avant d’intégrer les Beaux-Arts de Paris, Sarah Jérôme développe une pratique marquée par le corps et le mouvement. Sa peinture conserve la trace de cette dimension physique : le geste est visible, la matière travaillée, et chaque surface porte les marques d’un processus lent, presque chorégraphique.

Commissariée par Fanny Robin et Emmanuel Morin, l’exposition s’inscrit dans la programmation du Printemps du dessin 2026. Elle illustre la volonté de la Fondation Bullukian de soutenir des projets au long cours, accompagnant les artistes sur plusieurs territoires et favorisant une diffusion élargie de leur travail.

Autour de l’exposition

  • Visites guidées : tous les samedis à 16h – gratuit, sans réservation
  • Rencontre avec l’artiste : date à venir
  • Bullu’kids – visites et ateliers (à partir de 5 ans) :

Mercredis 11 et 18 février  Samedis 14 et 21 février

Mercredis 8 et 15 avril · Samedis 11 et 18 avril

Samedi 30 mai · Samedi 13 juinDe 10h15 à 12h45 – 5 € sur réservation

Avec Le Mur invisible, Sarah Jérôme propose une exposition où l’expérience de la peinture se construit dans la durée. Une traversée silencieuse, où le regard est invité à se poser, à circuler et à éprouver ces frontières invisibles qui séparent, mais aussi structurent, nos paysages intérieurs.

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