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Margherita Gabbiani frappe fort avec Sympathy for the Devil – Tome 1 : une dark romance addictive

Sympathy for the Devil, tome 1 de Margherita Gabbiani installe un face-à-face explosif qui donne envie de lire la suite.

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Margherita Gabbiani explore la part sombre du pouvoir dans Sympathy for the Devil, tome 1
Margherita Gabbiani explore la part sombre du pouvoir dans Sympathy for the Devil, tome 1

Margherita Gabbiani signe Sympathy for the Devil, tome 1 : un duel dangereux qui obsède

Sympathy for the Devil, tome 1 de Margherita Gabbiani : une dark romance aussi stratégique que sensuelle

Un face-à-face brûlant s’installe entre une héritière déterminée et un self-made man imprévisible, sur fond de rivalité industrielle.

La porte grince. Un enfant gratte le bois jusqu’à s’en arracher les ongles pour couvrir les cris de sa mère. Il a douze ans. Il s’appelle Ilan.

Enfermé dans un placard par un père tyrannique, il apprend très tôt deux choses : le silence est une arme, et la rage peut devenir une promesse. Dans l’obscurité, il se fait un serment : grandir, devenir plus fort, ne plus jamais subir.

C’est sur cette scène suffocante que s’ouvre Sympathy for the Devil – Tome 1 de Margherita Gabbiani, publié chez Hugo Roman. Une entrée en matière brutale, qui donne le ton d’une dark romance assumée : ici, les sentiments naissent dans les fissures, et les cicatrices façonnent les destins.

Des années plus tard, l’enfant martyr est devenu Ilan Laroque, dirigeant redouté de Red Sentinel, entreprise montante de cybersécurité. Costume trois-pièces impeccable, regard opaque, réputation sulfureuse : dans le milieu, on le surnomme “le diable des affaires”.

Il restructure, écarte, investit massivement dans l’intelligence artificielle et distance ses concurrents avec une efficacité glaciale. On murmure qu’il flirte avec l’illégalité, qu’il revend des données sensibles, qu’il joue dangereusement avec les lignes rouges. Rien n’est prouvé. Mais les chiffres, eux, parlent pour lui.

Face à lui, Antonia da Sousa. Héritière brillante de Cytadel, empire familial de la cybersécurité, elle a été élevée avec une exigence constante : exceller, sans jamais faillir. À presque trente ans, elle attend que son père lui cède officiellement la présidence.

Elle est compétente, stratégique, préparée. Pourtant, au conseil d’administration, certains hésitent : le marché vacille, Red Sentinel progresse, et peut-être faudrait-il un dirigeant “extérieur”. Comprendre : pas elle.

Avec Sympathy for the Devil, Margherita Gabbiani explore la noirceur : un tournant décisif dans sa carrière
Avec Sympathy for the Devil, Margherita Gabbiani explore la noirceur : un tournant décisif dans sa carrière

Le conflit est lancé

Ce qui frappe dans le roman, c’est la manière dont l’autrice entrelace les deux trajectoires. D’un côté, l’héritière façonnée pour reprendre un empire et qui veut prouver qu’elle n’est pas qu’un nom gravé sur une porte de bureau.

De l’autre, le survivant qui s’est construit sans filet, persuadé que le monde récompense les plus audacieux et broie les hésitants. Tous deux parlent influence, stratégie, ascension. Mais ils ne viennent pas du même gouffre.

Une scène cristallise leur affrontement. Dans un club privé parisien, Antonia aperçoit pour la première fois Ilan en dehors des conférences feutrées. Il est ivre, excessif, magnétique.

Il danse comme s’il voulait consumer la nuit, provoque, puis frappe un homme sous les regards médusés. Antonia observe. Elle ne voit pas seulement un dérapage : elle perçoit une brèche. Et dans son univers, une brèche devient un levier.

À partir de là, le récit gagne en intensité. Antonia doit démontrer qu’elle mérite la direction de l’entreprise ; son père lui confie une mission officieuse : analyser Red Sentinel, comprendre ses innovations, anticiper le dépôt d’un brevet stratégique. S’approcher de l’adversaire. Entrer dans son cercle. Frôler l’incendie sans s’y brûler.

En parallèle, le lecteur découvre l’envers du décor d’Ilan. Derrière le chef d’entreprise flamboyant, il y a l’homme qui négocie dans des bureaux glacés, qui conclut des accords opaques avec des intermédiaires douteux, qui célèbre ses contrats dans des clubs sombres où l’alcool et les corps servent d’anesthésie. Il est calculateur, déterminé, convaincu que la fortune garantit l’indépendance. Mais la violence affleure, toujours, comme une mémoire mal refermée.

Sympathy for the Devil ne se limite pas à une romance sous haute tension. Le roman interroge la fabrique des élites : héritage contre autodidaxie, loyauté contre opportunisme, image publique contre blessures intimes. Antonia soigne chaque détail, surveille la presse, choisit ses talons comme on choisit une armure. Ilan, lui, cultive l’imprévisibilité, brouille les pistes, avance en terrain miné. Elle veut bâtir. Lui veut conquérir.

Et peu à peu, une question s’impose : peut-on affronter quelqu’un sans être contaminé par son ombre ? Que devient la lumière quand on a appris à vivre dans la survie ?

L’écriture de Margherita Gabbiani épouse ces contrastes. Elle se fait tranchante dans les scènes d’affaires, presque chirurgicale, puis plus viscérale lorsqu’elle plonge dans les souvenirs d’enfance ou les débordements nocturnes.

Certaines phrases claquent ; d’autres s’attardent, comme pour rappeler qu’au cœur même des ténèbres subsiste une possibilité de réparation.

Ce virage vers la dark romance marque une nouvelle étape dans le parcours de l’autrice lyonnaise. Après le succès de sa duologie Nymphéa et la chambre rouge, écoulée à près de 150 000 exemplaires et devenue virale sur les réseaux sociaux, Margherita Gabbiani ouvre un chapitre plus sombre.

Installée à Lyon et travaillant dans le webmarketing, elle a trouvé le déclic de l’écriture en 2017, lors d’un tour du monde, après plusieurs années de page blanche.

C’est en participant à un concours sur Fyctia — la plateforme communautaire de Hugo Publishing — qu’elle se fait remarquer.

Quatre romans plus tard, elle relève un nouveau défi : explorer les dérives sectaires, les séquelles psychologiques et la part la plus obscure de ses personnages.

Un pari audacieux dans un genre devenu phénomène. La dark romance s’impose aujourd’hui comme un moteur puissant du marché, portée notamment par des séries à succès comme Valentina d’Azra Reed ou Borderline de Joyce Kitten, toutes publiées chez Hugo Publishing et cumulant des centaines de milliers d’exemplaires.

Le premier tome de Sympathy for the Devil sorti le 4 février 2026 ; le second est attendu le 15 avril. On referme ce début de duologie avec l’impression d’avoir assisté à l’amorce d’un face-à-face dangereux, où l’attirance et l’ambition avancent sur le même fil. Rien n’est simple, rien n’est totalement pur ou condamnable. Le diable n’a pas qu’un visage : il a une histoire.

Et c’est précisément ce qui donne envie de tourner la page suivante.

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