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Un collectif économique inédit dans le Rhône pour porter une parole unifiée des entrepreneurs
À l’approche des élections locales, cette mobilisation entend peser concrètement sur l’emploi, l’investissement et les orientations économiques du territoire.
Pour la première fois, les grandes organisations patronales et consulaires du Rhône ont choisi de parler d’une seule voix. Réunies lors de la soirée des vœux économiques 2026, intitulée « Des vœux, des actes », le Medef Lyon-Rhône, CPME du Rhône, U2P Lyon-Rhône, CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne, CCI du Beaujolais, CMA Lyon-Rhône et Chambre d’Agriculture du Rhône ont porté un message commun : replacer l’économie réelle – celle des entreprises, des artisans, des commerçants, des agriculteurs et des professions libérales – au centre du débat public.
Une première en France, qui marque un tournant dans la manière dont le monde économique s’organise et entend peser sur les décisions publiques.

3 000 participants, 7 organisations réunies, près de 200 000 entrepreneurs représentés. L’ampleur de la mobilisation donne la mesure d’un événement salué comme une réussite, tant sur le fond que sur la forme. Organisée à quelques semaines des élections municipales et métropolitaines, la soirée n’a pas versé dans le champ partisan.
Elle a rappelé une évidence souvent reléguée au second plan : les décisions publiques locales influencent directement l’emploi, l’investissement et la capacité des territoires à se projeter dans la durée.
Cette soirée collective, animée par PHILIPPE RÉGNOUX, rompt avec des années de prises de parole fragmentées. Dans l’Amphithéâtre 3000, plein à craquer, les présidents des organisations sont disséminés dans le public.
Les interventions sont courtes, rythmées, régulièrement ponctuées d’applaudissements, et l’attention ne retombe pas. Jusqu’ici, chacun avançait avec ses priorités, ses alertes, ses propositions.
Cette fois, le choix a été fait de dépasser les logiques de silos pour construire un socle commun : une parole économique unifiée, adressée aux élus, aux candidats, mais aussi à l’ensemble des acteurs institutionnels et économiques.
Dans la salle, cette volonté d’unité résonne avec les attentes exprimées tout au long de la soirée : sortir des constats pour entrer dans l’action, dépasser les discours fragmentés pour bâtir une trajectoire commune.
Lors de la soirée, Philippe Valentin, président de la chambre de commerce et d’industrie Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne, appelle à son tour à « déployer une stratégie économique lisible, ambitieuse et partagée avec l’ensemble des acteurs », rappelant que « le territoire dispose d’atouts exceptionnels, à condition de les entretenir et de les projeter vers l’avenir ». Un message au cœur des échanges, qui affirme la volonté de transformer ce rendez-vous collectif en actions concrètes et durables.
Au-delà des discours, « Des vœux, des actes » s’est voulu un temps de travail concret, ancré dans les réalités du terrain.
Trois tables rondes ont rythmé la soirée, réunissant dirigeants d’entreprise, représentants des organisations économiques et acteurs institutionnels autour d’une ambition commune :
Les échanges consacrés à l’économie de proximité mettent en lumière un pilier essentiel du territoire. Commerce, artisanat, services et petites entreprises structurent la vie quotidienne des centres-villes, des quartiers et des communes rurales.
Formation, apprentissage, mobilité, logement des actifs : les intervenants insistent sur l’urgence d’adapter les politiques publiques aux besoins réels des entreprises.
Derrière ces enjeux, une conviction partagée : soutenir l’économie de proximité, c’est renforcer la cohésion sociale et la résilience économique.

La deuxième table ronde aborde un sujet plus sensible encore : la relation entre entreprises et politiques publiques locales. Face à la hausse des défaillances d’entreprises, les dirigeants présents pointent des freins bien identifiés : délais de paiement, trésorerie, fiscalité, accès à la commande publique, complexité administrative.
Ils appellent non pas à l’absence de règles, mais à des règles claires, stables et prévisibles, condition indispensable pour investir, embaucher et se projeter dans la durée.
La troisième table ronde élargit la focale à la robustesse et à l’attractivité du territoire dans un contexte de concurrence accrue entre métropoles et régions. Industrie, agriculture, innovation, réindustrialisation, infrastructures stratégiques, universités, grands événements, ouverture internationale : les échanges soulignent l’interdépendance de ces leviers pour bâtir une stratégie économique cohérente à l’horizon 2032.
L’attractivité, rappellent les intervenants, ne se décrète pas ; elle se construit dans le temps long, par des investissements coordonnés et une coopération étroite entre acteurs économiques et décideurs publics.

Un manifeste économique pour peser sur les décisions locales
C’est dans ce cadre que le Manifeste des entrepreneurs et entrepreneuses de Lyon et du Rhône est dévoilé et lu sur scène par Marie-Chrystelle Cecillon, 23 ans, alternante à emlyon business school en mastère spécialisé Entrepreneuriat et Management de l’Innovation et analyste en fusions-acquisitions.
Au moment de la lecture du manifeste, l’amphithéâtre bascule dans un silence rare. Face à la scène, des centaines de points lumineux s’allument simultanément : les écrans de téléphones, levés non pour filmer ni photographier, mais pour accompagner la parole. La salle est attentive, immobile.
Pas de murmure, pas de mouvement inutile. Seule la voix porte, tandis que cette constellation de lumières dessine un geste collectif, presque solennel. Un instant suspendu, qui donne au texte une résonance particulière et traduit l’adhésion silencieuse d’un public venu écouter, comprendre et s’engager.
« Ce texte n’est pas un discours, c’est un engagement », insistent les initiateurs. Élaboré collectivement, le manifeste synthétise les attentes concrètes de celles et ceux qui entreprennent, investissent et créent de l’emploi sur le territoire.
Trois axes structurent le document : remettre le travail et l’entreprise au centre, investir ensemble dans un territoire qui prend en main son avenir, et donner toute leur place aux entrepreneurs dans les décisions structurantes.
Un écho fort dans l’écosystème économique local
Dans les jours qui suivent la soirée, les réactions publiées sur les réseaux professionnels confirment l’écho de l’événement.
Sur LinkedIn, un dirigeant de PME résume le sentiment partagé dans la salle : « Pour une fois, on parle de notre quotidien, pas de concepts abstraits. On se sent enfin écoutés. » Plusieurs entrepreneurs saluent une démarche « utile », « concrète » et « attendue », soulignant la qualité des échanges et la clarté du message adressé aux décideurs publics.
Pensé pour être lu et partagé, le manifeste est désormais accessible en ligne. Le relayer, expliquent les représentants du collectif économique, revient à prendre position : affirmer que l’avenir du territoire se construit avec les entrepreneurs, que les décisions publiques doivent partir du réel et que les actes doivent suivre les paroles.
Avec « Des vœux, des actes », le collectif économique rhodanien envoie un signal fort. Une fois les discours et tables rondes achevés, la soirée se prolonge dans un moment de convivialité largement apprécié : échanges informels, discussions prolongées entre entrepreneurs, responsables d’organisations et élus, cartes de visite qui circulent.
Un temps de networking dense, révélateur d’un écosystème économique qui, ce soir-là, avait manifestement envie de se parler et de construire ensemble.
Une première réussie, appelée à faire date, dont les effets se joueront désormais dans les décisions.




Trois tables rondes ont rassemblé acteurs économiques et institutionnels autour d’une ambition commune : construire un territoire rhodanien dynamique, équilibré et attractif, en partant des réalités du terrain.














