
M’Alice dévoile “Deux contre tous”, une chanson qui questionne l’amour idéalisé
La chanteuse lyonnaise M’Alice dévoile “Deux contre tous”, une chanson intime sur les ruptures, l’amitié et les illusions amoureuses.
Avec Deux contre tous, son premier single sorti le 5 décembre 2025, M’Alice ne raconte pas une histoire d’amour : elle raconte l’après. Le moment précis où l’on commence à douter du récit qu’on s’était inventé — ce fameux « nous contre le monde » appris trop tôt, trop vite, et parfois au prix de soi-même.
Le morceau avance à pas feutrés. Un tempo lent, presque retenu. Quelques accords de clavier, une guitare discrète, une production minimaliste qui laisse respirer les silences. La voix est claire, légèrement voilée, jamais démonstrative : elle ne cherche pas à convaincre, seulement à dire.
À l’écoute, on a la sensation d’entrer dans une chambre encore éclairée par une lampe de chevet, là où les pensées tournent en boucle avant le sommeil.
Deux contre tous est né d’une rupture, mais aussi d’une amitié. D’un week-end entre copines, de discussions où l’on rit enfin de sa propre naïveté, une fois la douleur mise à distance.
« C’est joli être deux contre tous, en fiction », chante M’Alice avec une ironie douce, presque souriante.
Quand le « nous contre le monde » vacille
Sans jamais moraliser, la chanson touche à quelque chose de très contemporain : la pression à réussir sa relation, à tenir, à prouver que l’histoire mérite d’exister. Et en contrepoint, la place centrale de l’amitié, souvent plus solide, plus lucide, comme un filet de sécurité quand le récit amoureux commence à se fissurer.
Deux contre tous ne parle pas de rupture. Il parle du moment où l’on arrête de se mentir.

À 24 ans, M’Alice appartient à cette génération qui regarde les modèles sentimentaux hérités avec un léger décalage. Non pour les rejeter frontalement, mais pour les interroger. Pourquoi rester ? À quel prix ? Et surtout : à quel moment commence-t-on à se choisir soi-même ?
La musique accompagne M’Alice depuis l’enfance — chant, piano, puis guitare — sans qu’elle n’imagine d’abord en faire un métier. Après un parcours universitaire en management responsable, un échange au Mexique et le temps suspendu de la période Covid, l’évidence s’impose : c’est par la musique qu’elle se sent à sa place.
Formée aux musiques actuelles à Villeurbanne, elle construit peu à peu un univers à la croisée de la pop, du folk et de l’électro, influencé par des artistes comme Pomme, Iliona, Aurora ou Billie Eilish, mais déjà traversé par sa propre manière de raconter l’intime.
Le projet prend corps lors de la Fête de la Musique 2025 à La Tour-du-Pin. Pour la première fois, elle chante ses textes devant un public. De cette scène fondatrice naît M’Alice, puis une collaboration en studio qui donnera naissance à trois morceaux, dont Deux contre tous. Une première étape, avant d’autres sorties et, surtout, l’envie de faire vivre ces chansons sur scène, en collectif.
M’Alice ne hausse jamais la voix. Mais sous la douceur affleure une lucidité parfois mordante, une ironie discrète sur ce que l’on attend encore — surtout des jeunes femmes — en matière d’amour et de dévouement. Deux contre tous ouvre un espace : celui où l’on commence à faire tomber le récit, sans fracas. Et où la suite, déjà en préparation, n’attend plus qu’une chose : être entendue.















