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Frédéric Minssieux décroche le Prix EY de l’Entrepreneur de l’année 2026

Frédéric Minssieux, président de Clauger, groupe industriel familial de 820 millions d’euros de chiffre d’affaires, remporte le Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année 2026. Reportage

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Le Prix EY 2026 distingue Frédéric Minssieux, dirigeant du groupe Clauger
Le Prix EY 2026 distingue Frédéric Minssieux, dirigeant du groupe Clauger
Récompense

Dix ans après une première distinction régionale, Frédéric Minssieux accède au palmarès national. Le président de Clauger a reçu le Prix EY de l’Entrepreneur de l’année 2026, mardi 13 octobre, aux Folies Bergère, à Paris.

Cette distinction nationale marque une nouvelle étape dans son parcours et le développement de Clauger.

Fondé en 1971 dans la région lyonnaise, ce groupe industriel familial et indépendant a renforcé sa présence internationale, diversifié ses marchés et élargi ses expertises au cours de la dernière décennie.

Historiquement spécialisé dans le froid industriel et le traitement de l’air, Clauger a progressivement développé une approche globale des sites industriels, structurée autour de trois domaines complémentaires :

  • l’énergie,
  • le traitement de l’air
  • et le digital.

Le groupe accompagne ses clients de la conception et de la réalisation des installations jusqu’à leur optimisation et à leur exploitation dans la durée.

En 2025, il a réalisé 820 millions d’euros de chiffre d’affaires et comptait 3 500 collaborateurs dans le monde, selon les chiffres communiqués par l’entreprise.

Cette évolution s’appuie également sur une organisation en intraprises interdépendantes. D’après Clauger, ce modèle favorise l’autonomie, la responsabilisation et la prise d’initiative des équipes, tout en encourageant la mise en commun des compétences pour répondre aux besoins des clients.

Le groupe met en avant la confiance accordée aux collaborateurs, leur expertise technique et la qualité des relations avec ses clients parmi les fondements de son fonctionnement.

Pour Frédéric Minssieux, le prix national constitue avant tout une reconnaissance collective. Le dirigeant souhaite partager cette distinction avec les collaborateurs, sa famille, les clients et les partenaires de Clauger.

Il entend également profiter de cette visibilité pour faire connaître son expérience et contribuer, aux côtés d’autres entrepreneurs, au développement de l’industrie française.

Le groupe entend désormais poursuivre sa transformation face aux évolutions énergétiques, environnementales et technologiques qui touchent l’industrie.

Il indique notamment explorer les possibilités offertes par l’intelligence artificielle et expérimenter de nouveaux usages au service de ses équipes, de ses métiers et de ses clients. Cette démarche s’inscrit dans la raison d’être revendiquée par Clauger : « Innover pour de meilleures qualités de vie. »

Prix EY de l'Entrepreneur de l'Année
Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année

Quatre autres lauréats illustrent la diversité de l’entrepreneuriat français

Le palmarès national 2026 met également en lumière des entreprises aux activités et aux modèles économiques variés, de l’ingénierie industrielle aux infrastructures de recharge électrique, en passant par l’innovation médicale et les initiatives solidaires.

Créée en 1982, la société intervient dans le développement de systèmes complexes, de leur conception à leur industrialisation. Ses activités couvrent notamment l’aéronautique, le spatial, la défense, le nucléaire, le ferroviaire et l’énergie décarbonée.

  • La transition vers la mobilité électrique est, quant à elle, représentée par Electra. Ses cofondateurs, Aurélien de Meaux et Julien Belliato, sont récompensés dans la catégorie Scale-up de l’année.

L’entreprise développe son réseau de recharge rapide pour véhicules électriques et s’appuie sur des outils numériques et des applications mobiles pour en faciliter l’utilisation.

  • Dans le domaine de la santé, l’entreprise lyonnaise Healshape reçoit le Prix de la Start-up de l’année. Fondée par Sophie Brac de la Perrière, Caroline Durand et Amélie Thépot, la société explore les possibilités offertes par l’impression 3D et les biomatériaux pour concevoir des implants médicaux personnalisés.

Ses travaux portent notamment sur une bioprothèse mammaire résorbable destinée à la reconstruction après un cancer du sein.

  • Le palmarès distingue enfin une initiative tournée vers l’entraide. Bénédicte Darcas, Emma Wallaert et Sandra Mencucci, cofondatrices des Fourchettes Roses, obtiennent le Prix de l’Engagement sociétal.

Leur application gratuite et sécurisée aide les personnes confrontées à une longue maladie et leurs proches à mobiliser leur entourage pour les besoins du quotidien, qu’il s’agisse de préparer des repas, d’organiser des déplacements, de faire des courses ou de trouver une solution de garde pour les enfants. L’objectif est de faciliter la solidarité concrète et de réduire l’isolement lié à la maladie.

246 candidats retenus pour l’édition 2026

Au-delà des lauréats, les chiffres de cette 34ᵉ édition donnent un aperçu du tissu entrepreneurial français. Selon EY, 246 candidats, représentant près de 80 000 collaborateurs, ont été sélectionnés.

Parmi eux, les 114 candidats des catégories consacrées aux entrepreneurs cumulent 16,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en progression de 45 % depuis 2022. Les 132 candidats des catégories start-up totalisent, quant à eux, plus de 2 milliards d’euros de fonds levés.

L’accès au Prix de l’Entrepreneur de l’année repose sur plusieurs conditions. Le dirigeant doit exercer ses fonctions depuis au moins trois ans et détenir au minimum 10 % du capital, seul ou avec son équipe dirigeante.

L’entreprise doit avoir son siège social en France, réaliser au moins 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et présenter une rentabilité d’exploitation positive sur son dernier exercice. Elle doit également avoir enregistré une progression de son chiffre d’affaires et de ses effectifs entre fin 2022 et fin 2025.

Enfin, la part du capital détenue par un groupe ne peut dépasser 50 %, tandis que les entreprises financées dans le cadre d’un LBO restent éligibles.

Au-delà de ces critères financiers et structurels, EY examine le parcours des dirigeants, leurs choix stratégiques, les engagements en matière de responsabilité sociétale et les perspectives de croissance des entreprises candidates.

Organisé dans huit régions françaises, le prix s’appuie sur un réseau de partenaires composé d’Edmond de Rothschild, de Samsic, de SAP et de Verlingue, avec le soutien de Bpifrance.

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