Le coût de certaines thérapies complémentaires peut freiner leur accès, notamment lorsqu’elles ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. C’est le cas de la técarthérapie, une technique principalement proposée en cabinet libéral.
À Lyon, l’hôpital Saint Joseph Saint Luc a choisi de l’intégrer à son offre de soins en hospitalisation de jour, devenant, l’un des premiers hôpitaux à proposer cette approche dans ce cadre.
Cette acquisition représente, avec la formation des professionnels, un investissement de près de 30 000 euros, financé grâce au soutien de la Fondation Hôpital Saint Joseph Saint Luc et aux dons recueillis notamment lors d’un gala organisé fin 2025.
La técarthérapie, ou transfert d’énergie capacitive et résistive, utilise un courant de haute fréquence pour stimuler les tissus en profondeur. Cette technique non invasive vise à favoriser la cicatrisation, améliorer la vascularisation et atténuer certaines douleurs.
À Saint Joseph Saint Luc, elle sera notamment utilisée auprès des femmes souffrant d’endométriose, mais aussi de douleurs cicatricielles après une césarienne, une épisiotomie ou certaines interventions chirurgicales.
Selon l’établissement, trois à quatre séances de trente minutes permettent généralement d’obtenir un bénéfice significatif. En cas de cicatrisation difficile, deux séances complémentaires peuvent être nécessaires.
Le mécénat renforce la prise en charge de l’endométriose
L’arrivée de cet équipement s’inscrit dans une démarche engagée depuis plusieurs années par Saint Joseph Saint Luc autour de l’endométriose. Référencé comme centre expert du réseau EndAURA, l’hôpital associe différentes spécialités, notamment la radiologie, la chirurgie, la médecine de la douleur, la psychologie, la diététique et la rééducation.
Depuis 2025, deux parcours d’hospitalisation de jour permettent aux patientes de bénéficier de plusieurs consultations et thérapies de support au cours d’une même demi-journée. La técarthérapie vient compléter cette organisation, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge des douleurs chroniques.
Son introduction repose sur un financement associant la fondation de l’hôpital et plusieurs mécènes, parmi lesquels
- 6e Sens Immobilier,
- le Groupe APICIL,
- la Banque Saint Olive,
- la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes,
- Eiffage Énergie Systèmes,
- Enex Technologies,
- l’Hospitalière Saint Luc,
- Imadis Groupe,
- Medirest,
- Ospi,
- Relyens,
- Clériance,
- Signalyon
- et l’Université catholique de Lyon.
Grâce à ce soutien, l’établissement pourra proposer la técarthérapie sans reste à charge pour les patients concernés. Une initiative qui illustre le rôle du mécénat dans le financement d’équipements médicaux complémentaires, alors que leur accès demeure limité par l’absence de remboursement.






















