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L’Hexagone Tour défend à Grenoble des alternatives françaises aux grands éditeurs de logiciels

Interstis Solutions présente Hexagone, une suite collaborative française, tandis que Belledonne Communications met en avant sa téléphonie open source.

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À Grenoble, le député Alim Latrèche défend une souveraineté numérique fondée sur la liberté de choix
À Grenoble, le député Alim Latrèche défend une souveraineté numérique fondée sur la liberté de choix
Numérique / Tech

Coûts des logiciels, protection des données et cybersécurité : la dépendance aux grands fournisseurs technologiques soulève des enjeux économiques pour les entreprises et les administrations.

À Grenoble, le 15 octobre 2026, l’Hexagone Tour a mis en avant des solutions françaises permettant de diversifier les outils numériques. Pouvoir changer de fournisseur sans perturber son activité constitue l’un des enjeux de la souveraineté numérique.

Cette question a réuni une soixantaine de participants au Totem de la French Tech Alpes-Grenoble, lors de la quatrième étape de l’Hexagone Tour, organisée par Interstis Solutions et Belledonne Communications dans le cadre du Cybermois, avec le soutien de la French Tech Alpes-Grenoble et de Digital League.

Pour Nicolas Duffour, vice-président chargé de la stratégie chez Cloud Temple, la souveraineté numérique est « l’art de choisir ses dépendances technologiques ».

Une approche également défendue par Alim Latrèche, député de la première circonscription de l’Isère, qui insiste sur la nécessité de conserver une capacité d’action.

Thomas Balladur, cofondateur et directeur général d’Interstis Solutions, résume les risques liés aux grands éditeurs en trois mots : « Pillage, braquage, lâchage », en référence à l’exploitation des données, aux tarifs et à la continuité des services.

Il affirme que les organisations quittant Microsoft pour la suite collaborative française Hexagone réalisent au moins 30 % d’économies par rapport à Office 365. Un chiffre avancé par l’éditeur, sans éléments comparatifs détaillés dans le communiqué.

Cybersécurité et alternatives françaises au cœur des échanges

La sécurité informatique constitue un autre enjeu. Nicolas Huez, cofondateur et directeur technique d’Interstis Solutions, alerte sur l’intelligence artificielle, qui rend certaines techniques de piratage accessibles aux non-experts.

« La menace est mondiale, la victime est locale », rappelle le général Samuel Joguet, commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Isère

. Le lieutenant Ramos, de la section de recherches de Grenoble, estime pour sa part qu’une faille humaine intervient dans plus de 80 % des cas, sans que le périmètre de cette statistique soit précisé.

Face à ces risques, Guilhem Giraud, responsable du CSIRT régional Auvergne-Rhône-Alpes, service public gratuit d’accompagnement des victimes, recommande notamment l’authentification multifacteur, les sauvegardes selon la règle du 3-2-1 et les exercices de gestion de crise.

Pour réduire les dépendances technologiques, Thomas Balladur préconise de commencer par les outils du quotidien. Simon Morlat, cofondateur et directeur général de Belledonne Communications, a notamment présenté Linphone, une solution de téléphonie open source développée à Grenoble.

Grâce au protocole SIP, elle peut remplacer un client de téléphonie existant tout en conservant les serveurs en place. Le Département de l’Isère l’a déjà déployée sur les postes de ses agents, selon les organisateurs.

Partenaire du consortium Hexagone, Belledonne Communications contribue à cette suite collaborative française portée par six éditeurs et un fournisseur de cloud.

Interstis Solutions, qui dirige le consortium, revendique plus de 800 000 utilisateurs et 1 600 organisations accompagnées, sans préciser la part relevant d’Hexagone.

Pour Laurent Bardonnet, fondateur de Cairnway, le choix de nouvelles solutions doit toutefois reposer sur une analyse préalable des équipements et des besoins. Une précaution qui rappelle que la souveraineté numérique ne dépend pas uniquement de l’origine des logiciels, mais aussi de la capacité des organisations à choisir leurs fournisseurs et à faire évoluer leurs outils.

 

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