
Entre création et transmission la Maison de la danse affirme son ambition pour 2026-2027
De septembre 2026 à juin 2027, la Maison de la danse de Lyon déploie une saison riche de créations, de grandes compagnies internationales, de spectacles familiaux et de projets participatifs.
Fidèle à son identité, l’institution lyonnaise poursuit son exploration des écritures chorégraphiques contemporaines autour d’une réflexion commune qui traverse l’ensemble de la programmation.
Le temps. C’est autour de cette notion que s’organise la saison 2026-2027 de la Maison de la danse. Dans un monde marqué par l’accélération permanente, Tiago Guedes défend le spectacle vivant comme un espace d’attention, de présence et d’expérience partagée. Une réflexion qui irrigue l’éditorial de la saison sans pour autant résumer à elle seule la diversité de la programmation.
Pendant près de dix mois, la scène lyonnaise accueillera des figures majeures de la danse contemporaine, de jeunes créateurs, des compagnies internationales de premier plan, des spectacles destinés aux familles, du cirque, du cabaret, ainsi que de nombreuses propositions participatives et hors les murs.

Une Maison qui accompagne la création
Plus qu’un lieu de diffusion, la Maison de la danse affirme cette saison son rôle d’acteur de la création chorégraphique. Plusieurs spectacles sont coproduits ou accompagnés par l’institution lyonnaise, témoignant d’un engagement durable auprès des artistes et des œuvres.
Parmi les créations soutenues figurent notamment
- Un peu pour mon cœur… de Dalila Belaza,
- Lullaby shot de Leïla Ka,
- Silence de Mathilde Monnier et Lucie Antunes,
- Mille horizons de Jordi Galí,
- STRIP du collectif Les Idoles
- ou encore Après moi, le déluge du collectif (LA)HORDE pour le Ballet national de Marseille.
Cette politique d’accompagnement trouve un prolongement naturel dans le projet des Ateliers de la danse. Actuellement en construction à proximité de la Maison de la danse, ce futur équipement doit renforcer les capacités de création, de recherche, de transmission et d’accueil des artistes.
Plus qu’un nouveau lieu, il constitue l’un des axes structurants du développement de l’institution pour les années à venir.

Quatre artistes associés pour inscrire la création dans la durée
La saison marque également le début d’un nouveau cycle avec quatre artistes associés :
- Katerina Andreou,
- Dalila Belaza,
- Christos Papadopoulos
- et Marco da Silva Ferreira.
Leur présence dépasse le cadre d’une simple invitation ponctuelle. Sur plusieurs saisons, ils participeront aux activités de la Maison de la danse, de la Biennale de la danse et des futurs Ateliers, contribuant à construire une relation durable entre les artistes, l’institution et les publics.
Également associé à ce nouveau cycle, Marco da Silva Ferreira participera aux projets artistiques développés avec la Maison de la danse avant de présenter, dans le cadre de la Biennale de la danse 2027, une création pour le Ballet de l’Opéra de Lyon.

Une programmation ouverte sur le monde
De la Chine à Taïwan, du Brésil aux États-Unis, la saison confirme la vocation internationale de la Maison de la danse.
Le public lyonnais pourra notamment découvrir la compagnie chinoise Xiexin Dance Theatre, le Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan, référence majeure de la danse contemporaine asiatique, le chorégraphe américain Kyle Abraham et sa compagnie A.I.M, le cirque cambodgien Phare Circus ou encore le CCN – Ballet de Lorraine.
Depuis sa première venue à Lyon en 1994, Grupo Corpo entretient une relation privilégiée avec la Maison de la danse. La compagnie brésilienne revient cette saison avec Piracema et Parabelo, deux pièces emblématiques de son répertoire.
La programmation accueillera également Badke(remix), relecture contemporaine de la dabkeh palestinienne imaginée par Amir Sabra et Ata Khatab, ainsi que le Dabkeh Party qui prolongera cette célébration collective au-delà du spectacle.

Le Sacre du printemps comme fil de réflexion
Autre axe fort de la saison : le cycle Histoire(s) de la danse consacré au Sacre du printemps.
Plus d’un siècle après sa création, l’œuvre d’Igor Stravinsky continue d’inspirer les chorégraphes. Daniel Larrieu, Xie Xin, Saša Asentić et Dominique Brun en proposent chacun une lecture singulière, révélant la vitalité intacte de cette pièce fondatrice de la modernité chorégraphique.
Loin d’un simple hommage patrimonial, ce parcours met en lumière la manière dont une même œuvre continue de susciter de nouvelles interprétations selon les générations, les contextes et les écritures artistiques. La version imaginée par Saša Asentić s’inscrit notamment dans une réflexion sur l’inclusion et les récits contemporains.

Des grandes signatures aux rendez-vous familiaux
La saison réunit plusieurs noms majeurs de la scène chorégraphique contemporaine. Angelin Preljocaj présentera Requiem(s), tandis que Leïla Ka dévoilera sa nouvelle création Lullaby shot. Mathilde Monnier fera son retour avec Silence, créé avec la musicienne Lucie Antunes.
Le Ballet de l’Opéra de Lyon occupera également une place importante dans la programmation avec un programme réunissant The Grey Area de David Dawson et WE NEED SILENCE de Katerina Andreou, illustrant le dialogue constant entretenu par la Maison avec les grandes institutions chorégraphiques du territoire.
À côté de ces grandes productions, la Maison poursuit son ouverture à tous les publics.
Les Autres d’Anton Lachky, Mille horizons de Jordi Galí, Same Same de Phare Circus ou encore le retour du mythique Slava’s Snowshow témoignent de cette volonté d’offrir des propositions accessibles à différents âges et sensibilités.
Le Studio et les partenariats développés avec les SUBS continuent par ailleurs d’offrir un espace de visibilité à des formes émergentes et à de jeunes artistes, contribuant à la diversité de la programmation.

Une saison tournée vers les publics
Accessibilité, rencontres avec les artistes, ateliers, projets participatifs, représentations en audiodescription, actions culturelles et rendez-vous familiaux jalonnent l’ensemble de la saison.
La Maison poursuit également son travail en direction des jeunes générations à travers des tarifs dédiés, des actions d’éducation artistique et culturelle et des dispositifs favorisant la découverte de la création contemporaine.
Au-delà des spectacles, la saison 2026-2027 dessine surtout un projet. Dans un paysage culturel souvent dominé par l’urgence de l’événement, la Maison de la danse semble faire un autre pari : celui du temps long, de la fidélité aux artistes et de la construction d’un écosystème capable d’accompagner les œuvres de leur naissance à leur rencontre avec les publics.


















