Les noms résonnent, les applaudissements montent et les objectifs se braquent sur le tapis rouge. À la Halle Tony Garnier, les arrivées se succèdent et dessinent le premier tableau de la 18e édition du Festival Lumière.
- Nicole Garcia,
- Catherine Corsini,
- Daniel Brühl,
- Abel Ferrara,
- Tsui Hark,
- Zhang Ziyi
- et Todd Haynes figurent parmi les personnalités qui ont défilé devant le public, donnant à cette ouverture lyonnaise une dimension internationale.
Derrière eux, d’autres visages familiers du cinéma français et européen ont rejoint la cérémonie.
- Alexandra Lamy,
- Guillaume Gallienne,
- Bérengère Krief,
- Vincent Perez,
- Marie-Christine Barrault
- et Laurent Gerra comptaient parmi les artistes présents, aux côtés de
- Jeanne Cherhal,
- Karine Silla,
- Camille Japy,
- Marie-Castille Mention-Schaar,
- Christian Carion
- et Anne Le Ny.
Des réalisateurs, des producteurs et des professionnels de différents horizons ont également pris part à ce rassemblement, parmi lesquels Jon Kilik, Giulio Base et Régine Chopinot.

Ce défilé ne constitue pas seulement un moment de visibilité pour les invités. Il donne à voir l’une des particularités du Festival Lumière : réunir, dans une même soirée, des artistes aux parcours et aux univers différents autour d’une passion commune pour le cinéma.
Les applaudissements du public accompagnent ainsi le lancement d’une manifestation qui, au-delà des hommages, entend faire circuler les œuvres entre les générations.

Ettore Scola donne le ton de cette édition
Une fois la cérémonie lancée, le grand écran reprend sa place avec Une journée particulière, le film d’Ettore Scola interprété par Sophia Loren et Marcello Mastroianni.
Sortie en 1977, cette œuvre majeure du cinéma italien se déroule à Rome, le 8 mai 1938, pendant la visite d’Adolf Hitler. Alors que la ville célèbre la rencontre entre le dictateur allemand et Benito Mussolini, une mère de famille et son voisin, marginalisé par le régime fasciste, se retrouvent seuls dans un immeuble presque désert.
À travers cette rencontre inattendue, Ettore Scola explore les contraintes politiques, le poids des conventions sociales et la solitude des individus. Près d’un demi-siècle après sa sortie, le film conserve sa force parce qu’il associe la grande histoire à l’intimité des personnages.
Son choix pour l’ouverture rappelle que le cinéma de patrimoine ne se réduit pas à une célébration du passé : il continue de nourrir le regard des spectateurs d’aujourd’hui.

Neuf jours pour faire vivre la mémoire du cinéma
Jusqu’au 18 octobre, le Festival Lumière déploie ses projections, ses rétrospectives et ses rencontres dans Lyon et sa métropole. La programmation fait dialoguer plusieurs générations de cinéastes et différentes traditions nationales, avec notamment Tsui Hark, Zhang Ziyi, Todd Haynes, Andreï Zviaguintsev et Fatih Akin parmi les personnalités associées à cette édition.
Autre rendez-vous attendu, Joel et Ethan Coen recevront le Prix Lumière 2026 le 16 octobre.

Leur venue inscrit cette édition dans la vocation internationale du festival, qui met à l’honneur des cinéastes dont les œuvres ont marqué durablement l’histoire du septième art.
À Lyon, ville intimement liée aux origines du cinéma grâce aux frères Lumière, la manifestation transforme ainsi le patrimoine en expérience collective. Les artistes retrouvent leur public, les films reprennent vie sur grand écran et les spectateurs peuvent redécouvrir des œuvres dont la portée dépasse leur époque.
C’est dans cette circulation entre les films, les créateurs et ceux qui les regardent que le Festival Lumière trouve sa raison d’être.























