Après trois éditions sous le nom Pop Up Influence, Aurélien Cassirame veut faire évoluer son rendez-vous cannois vers une activité plus structurée, destinée aux marques, talents, médias et productions cinématographiques.
En 2027, un espace de 600 m² doit accompagner ce changement d’échelle. Le potentiel commercial est réel ; l’équation économique reste à démontrer.
Le changement de nom est la partie visible d’une transformation plus large. Pop Up Influence, créé pour réunir marques, créateurs de contenu, personnalités et médias pendant le Festival de Cannes, devient Maison Cassirame avec l’ambition d’aller au-delà de l’influence.
Le projet entend désormais agréger plusieurs services :
- relations publiques,
- création de contenus,
- accompagnement de talents,
- opérations de marques
- et, nouvelle étape, prestations destinées aux productions cinématographiques.
Selon les chiffres communiqués par Maison Cassirame, l’édition 2026 a accueilli plus de 300 talents et généré plus de 1 000 contenus sur les réseaux sociaux, auxquels s’ajoutent plusieurs dizaines de retombées médias.
Ces chiffres mesurent l’activité du lieu, mais ne permettent pas à eux seuls d’en mesurer la valeur économique.
Plusieurs clientèles pour un même lieu
C’est précisément là que le projet entend changer de nature. Jusqu’ici associé à l’influence, le rendez-vous cherche à devenir un point de services pour plusieurs catégories de professionnels présents à Cannes.
Maison Cassirame indique travailler avec plus de 15 agences de talents qu’elle présente comme parmi les plus importantes en France. Ce réseau constitue déjà un canal d’accès à des créateurs et personnalités.
L’enjeu, désormais, est d’élargir cette clientèle aux productions cinématographiques.
Les besoins identifiés par Maison Cassirame sont concrets :
- habillage,
- coiffure,
- maquillage,
- préparation avant les montées des marches,
- interviews ou press junkets.
En regroupant ces prestations dans un même lieu, la structure cherche à vendre autre chose qu’une exposition médiatique :
- du temps,
- de la coordination
- et des services.
Aurélien Cassirame assume ce repositionnement.
Ce que l’on ne sait pas encore
Pour apprécier la solidité du modèle, plusieurs données manquent encore :
- chiffre d’affaires,
- rentabilité,
- coût d’exploitation du futur lieu,
- éventuels travaux ou investissements,
- prix des prestations,
- nombre de clients payants et répartition des revenus.
Une autre question est déterminante : quelle part de l’activité pourra exister en dehors du Festival de Cannes ?
Le projet revendique une identité appelée à devenir pérenne, mais cela ne signifie pas nécessairement que le lieu physique sera exploité toute l’année. Or cette distinction pèsera directement sur l’économie du futur espace.
600 m² pour changer d’échelle
Pour la 80e édition du Festival de Cannes en 2027, Maison Cassirame annonce son installation dans un duplex de 600 m² sur la Croisette, avec toit-terrasse et piscine.
La surface n’est pas qu’un élément de décor. Elle doit permettre d’accueillir plusieurs activités simultanément et de faire travailler ensemble marques, talents, médias, agences et productions.
Plus grand, le lieu peut accueillir davantage de prestations ; il implique aussi des coûts d’exploitation qu’il faudra couvrir par l’activité.
Le changement d’échelle pose ainsi une question simple : Maison Cassirame peut-elle transformer davantage de capacité en davantage de revenus ?
Cannes, avantage commercial et contrainte de saisonnalité
Le choix de Cannes présente une force évidente. Pendant le festival, une concentration exceptionnelle de marques, médias, agences, talents et professionnels du cinéma se forme autour de la Croisette.
Pour une entreprise qui cherche à commercialiser des services à cette population, cette densité constitue un avantage.
Mais cette concentration est aussi une contrainte. L’activité liée au festival est intense et concentrée dans le temps. Si le futur lieu n’est exploité que sur cette période, son modèle économique dépendra fortement de sa capacité à générer suffisamment de chiffre d’affaires sur une fenêtre très courte.
L’extension vers le cinéma peut justement servir à élargir cette base commerciale. Encore faut-il distinguer une demande déjà contractualisée d’une clientèle que Maison Cassirame cherche désormais à conquérir.
La marque évoque une « nouvelle demande », sans préciser le nombre de productions concernées ni les contrats déjà conclus.
2027 devra valider le modèle
Après trois éditions, Maison Cassirame dispose d’un premier historique de fréquentation et d’un réseau de partenaires dans l’univers des talents. L’année 2027 constituera une étape différente : celle du passage à une infrastructure plus importante et à une offre commerciale plus large.
Le test ne consistera donc pas simplement à remplir 600 m². Il faudra démontrer que les différentes clientèles trouvent une utilité suffisamment forte au lieu pour y acheter des services, et que ces revenus permettent de couvrir les coûts associés à cette nouvelle dimension.
En 2027, le sujet ne sera plus seulement de savoir combien de talents franchiront les portes de Maison Cassirame. Il faudra mesurer ce que les 600 m² produisent réellement en activité, en clientèle et en revenus.
C’est à cette condition que le passage de Pop Up Influence à Maison Cassirame pourra être considéré comme un véritable changement de modèle.























