Accueil Parole aux dirigeants Guirec Penhoat explique pourquoi les chiffres ne suffisent pas à financer une...

Guirec Penhoat explique pourquoi les chiffres ne suffisent pas à financer une entreprise

Portrait de Guirec Penhoat, directeur général Finances du groupe Fiducial et président de Lyon Place Financière, dont les crises, les grands projets et le terrain ont forgé sa conception de la banque.

3
Guirec Penhoat, directeur général Finances du groupe Fiducial et président de Lyon Place Financière
Guirec Penhoat, directeur général Finances du groupe Fiducial et président de Lyon Place Financière
Guirec Penhoat : « Les chiffres ne suffisent pas pour financer une entreprise »

Son nom est breton, mais son histoire est profondément lyonnaise. Né à Lyon d’un père originaire des Côtes-d’Armor et d’une mère issue d’une famille installée dans la ville depuis plusieurs siècles, Guirec Penhoat se dit même « peut-être plus lyonnais que breton ».

Le paradoxe n’est qu’apparent. Il a passé près de la moitié de sa carrière entre Lyon et Paris, fréquenté les sièges des grands groupes bancaires et travaillé au plus près des centres de décision nationaux.

Cette expérience nourrit aujourd’hui son plaidoyer pour leur maintien en région.

Car derrière les questions d’organisation, il voit un enjeu très concret : la capacité à comprendre une entreprise avant de décider de la financer.

Au Palais de la Bourse, où siège Lyon Place Financière, il évoque moins les modèles de risque que les entrepreneurs qui obligent parfois à dépasser leurs conclusions.

Palais de la Bourse de Lyon
Palais de la Bourse de Lyon

Ceux qui traversent une crise, portent un projet jugé improbable ou préparent la transmission de leur entreprise. Autant de situations où, rappelle-t-il, la décision bancaire ne peut être entièrement contenue dans un dossier.

Treize années à reprendre les dossiers un par un

Guirec Penhoat découpe volontiers sa carrière en plusieurs « tiers ».

Le premier commence dans le crédit-bail immobilier.

À 25 ans, il prend la direction de Solybail, un établissement de crédit, alors que la crise immobilière du début des années 1990 frappe le secteur bancaire. Les banques sont lourdement exposées.

Les opérations se bloquent, les valorisations se retournent et les dossiers fragiles s’accumulent. Il restera treize ans dans cet univers où la finance rencontre, très directement, la réalité des immeubles, des entreprises et de leurs difficultés.

« Il a fallu relever les manches et sortir les opérations une par une », se souvient-il.

Lorsqu’un projet déraille, le rôle du banquier ne consiste plus seulement à mesurer l’écart entre les prévisions et la réalité. Il faut comprendre ce qui peut encore être sauvé, réunir les acteurs concernés et reconstruire une trajectoire viable.

Le jeune dirigeant découvre ainsi un métier moins linéaire qu’il n’y paraît, où le banquier révèle parfois davantage son utilité dans la difficulté que lors de la signature d’un prêt.

Chantal Partouche, Guirec Penhoat (Lyonnaise de Banque) et son épouse Sophie
Chantal Partouche, Guirec Penhoat (Lyonnaise de Banque) et son épouse Sophie-crédit photo : Lyon People

Il rejoint ensuite le CIC Lyonnaise de Banque, prend la responsabilité des grandes entreprises et des métiers spécialisés, puis exerce des fonctions au niveau du groupe Crédit Mutuel CIC.

En 2015, il entre chez Fiducial comme directeur général Finances, avec la responsabilité des activités de banque, de gestion d’actifs et de gestion de patrimoine.

Le rachat de Banque Thémis, spécialisée dans les entreprises en difficulté, s’inscrit dans cette continuité.

Il permet à Fiducial de renforcer son activité bancaire tout en consolidant son accompagnement des petites entreprises, souvent moins bien servies par les organisations les plus standardisées.

Frédéric Baudon, Guirec Penhoat, Jacques Cocchi et Jean-Claude Carquillat (Fiducial)
Frédéric Baudon, Guirec Penhoat, Jacques Cocchi et Jean-Claude Carquillat (Fiducial)-credit Photo : Lyon People

Le dirigeant comme partie intégrante du risque

Son expérience des crises ne l’a pas conduit à relativiser l’importance des chiffres. Elle l’a plutôt convaincu de leurs limites.

« Les chiffres, c’est important, mais ça ne suffit pas », résume-t-il.

Un business plan permet de tester un modèle, d’évaluer la rentabilité attendue et de mesurer les besoins de financement.

Mais il renseigne moins bien sur la capacité du dirigeant à fédérer ses partenaires, à tenir ses engagements ou à réagir lorsque les hypothèses initiales ne se réalisent pas.

Même la caution personnelle prend, dans son analyse, un sens différent de celui qu’on lui prête habituellement.

Elle traduit aussi la confiance que le dirigeant accorde à son projet et le niveau d’engagement qu’il accepte d’y consacrer. Mais elle ne remplace jamais l’analyse économique : elle constitue un élément d’appréciation parmi d’autres.

Il ne s’agit pas d’opposer intuition et analyse financière. Pour Guirec Penhoat, les deux se complètent.

Derrière les chiffres, il cherche aussi à apprécier la capacité d’un entrepreneur à transformer un projet en réalité.

Un dossier lyonnais en offre, à ses yeux, l’illustration la plus nette.

Stade OL
Stade OL -©Nicolas Zaugra/ actu Lyon

Le Stade des Lumières, au-delà du business plan

Lorsque le projet du Stade des Lumières est présenté aux banques, l’opération est loin d’apparaître évidente. Les montants sont élevés, l’équipement hors norme et le football n’est pas considéré comme le secteur le plus rassurant pour les prêteurs.

Il faut pourtant qu’un établissement accepte de prendre la tête du financement, rassemble un pool bancaire et convainque les autres acteurs de partager le risque.

Guirec Penhoat retient surtout la détermination de Jean-Michel Aulas.

« Lui, il croyait à son projet, mais autour, personne n’y croyait », raconte-t-il.

Le business plan restait indispensable. Mais, dans ce dossier atypique, la personnalité du dirigeant devenait elle aussi un élément de l’analyse.

Sa capacité à convaincre les banques, à entraîner ses partenaires et à tenir ses engagements contribuait à rendre crédibles des projections que beaucoup jugeaient alors trop ambitieuses.

Tour Incity
Tour Incity-credit photo Kon Khmer sur facebook

La Tour Incity pose une autre question : celle du regard porté depuis le territoire. Vue de Paris, se rappelle-t-il, l’opération pouvait sembler difficilement finançable pour une entreprise lyonnaise.

Sa réalisation supposait qu’un acteur local accepte d’en comprendre la logique, d’en assumer la conduite et d’entraîner les autres banques.

Ces deux projets ont moins renforcé chez lui une doctrine sur les chiffres qu’une conviction sur l’endroit où se prennent les décisions.

Guirec Penhoat à la Banque de France à Lyon
Guirec Penhoat à la Banque de France à Lyon

« On ne peut pas tout remettre en centralité à Paris »

Le banquier lyonnais ne fait pas de la proximité un argument commercial. Il la présente comme une méthode de travail.

Un responsable bancaire implanté dans une région connaît les dirigeants, les secteurs qui structurent son économie et l’histoire de certaines entreprises.

Il peut savoir comment elles ont traversé les crises précédentes, ce que vaut la parole de leur dirigeant ou quels partenaires sont susceptibles de les accompagner.

« On ne peut pas tout remettre en centralité à Paris », insiste-t-il.

La remarque pourrait surprendre chez un homme qui a lui-même partagé une grande partie de son temps entre les deux villes. Mais ce va-et-vient lui a précisément permis d’observer les effets de la concentration :

  • remontée des fonctions support,
  • éloignement des pouvoirs d’engagement et recours croissant à des critères uniformisés.

Il ne s’agit pas, à ses yeux, d’accorder aux régions un droit à l’exception.

Un banquier de terrain n’est pas censé être plus indulgent ; il dispose simplement d’éléments supplémentaires pour apprécier un risque ou une capacité de rebond.

L’enjeu dépasse d’ailleurs le crédit. Le départ des centres de décision entraîne souvent celui des compétences qui les entourent.

À terme, les sièges sociaux peuvent suivre, privant les métropoles régionales d’emplois qualifiés, d’expertise et de commandement économique.

« Si les entreprises ne gardent pas leur siège en région, on perd la vitalité économique », avertit-il.

Guirec Penhoat, Directeur Général Branche Finances chez Fiducial - Président Lyon Place Financière
Guirec Penhoat, Directeur Général Branche Finances chez Fiducial – Président Lyon Place Financière

Accompagner aussi lorsque l’entreprise vacille

Le banquier régional se distingue, dans son discours, par la durée de la relation. Il sait qu’un refus, un retrait ou un soutien accordé dans une période difficile restera longtemps dans la mémoire d’un dirigeant.

« La spécificité d’un banquier régional de terrain, c’est justement de mieux accompagner les entreprises, y compris dans la période de difficulté et donc de rebond », explique-t-il.

Accompagner ne signifie pas maintenir artificiellement toutes les entreprises en vie. Certaines situations ne peuvent être redressées. Mais avant de conclure à l’impasse, le banquier peut revoir la structure du financement, mobiliser des garanties, chercher d’autres partenaires ou coordonner les créanciers.

Après treize années passées à dénouer des opérations immobilières en crise, il sait qu’un accompagnement efficace repose autant sur la connaissance des dossiers que sur la qualité du dialogue entre les différents acteurs.

« Je pense qu’on est dans des métiers de relation », affirme-t-il.

La formule conduit directement à Lyon Place Financière, qu’il ne considère ni comme une simple institution représentative ni comme un club d’affaires.

Guirec Penhoat, Frédéric Miribel, Carine POTIN-GORBATTOFF, Nathalie MOLLE, Aurélie DUCHANOIS-Team Lyon Place Financière
Guirec Penhoat, Frédéric Miribel, Carine POTIN-GORBATTOFF, Nathalie MOLLE, Aurélie DUCHANOIS-Team Lyon Place Financière

Lyon Place Financière, un écosystème avant d’être un réseau

Créée en 1987, notamment sous l’impulsion de Raymond Barre, Lyon Place Financière est née pour préserver un lieu d’échanges alors que la fermeture de la Bourse de Lyon se profilait.

Derrière les séances de cotation existaient surtout des relations quotidiennes entre banquiers, avocats, investisseurs, experts-comptables et dirigeants. L’association entend prolonger cet esprit de place.

Equipe Lyon Place Financière
Equipe Lyon Place Financière

Près de quarante ans plus tard, elle rassemble près de 300 adhérents issus de l’ensemble des métiers de la finance.

Son fonctionnement repose sur une petite équipe permanente conduite par son délégué général, Frédéric Miribel, et sur l’engagement bénévole de ses administrateurs et des membres de ses commissions.

Président depuis 2025 après en avoir été vice-président, Guirec Penhoat revendique davantage un rôle d’animateur que de dirigeant.

Son ambition est de faire dialoguer

  • les banques,
  • les professionnels du chiffre,
  • les juristes, les investisseurs
  • et les entreprises avant que des dossiers complexes ne les réunissent autour d’une même table.
Comité Lyon Place Financière
Comité Lyon Place Financière

Derrière cette organisation, Guirec Penhoat poursuit une idée simple : permettre aux professionnels de se connaître avant qu’une entreprise en difficulté, une transmission ou un grand projet ne les oblige à travailler ensemble.

À ses yeux, la confiance ne se décrète pas au moment d’une crise ; elle se construit bien en amont.

L’association multiplie les initiatives pour renouveler cet écosystème.

Le club Cordelia réunit les jeunes professionnels de la finance, tandis que le club Talent renforce les liens avec les écoles et les universités.

équipe Lyon Place Financière
équipe Lyon Place Financière

Lyon Place Financière développe également des coopérations avec plusieurs places européennes, notamment Genève, Milan et Turin, dans l’idée de renforcer l’attractivité financière du territoire.

Guirec Penhoat défend une finance régionale capable de faire grandir les PME
Guirec Penhoat défend une finance régionale capable de faire grandir les PME

En 2008, une crise de confiance avant tout

Le président de LPF conserve de la crise financière de 2008 un souvenir précis : celui d’un système qui ne savait plus s’il pouvait croire en lui-même.

À l’automne, les banques cessent de se faire confiance. Les échanges interbancaires, pourtant indispensables au fonctionnement quotidien du système, se figent.

Dans les établissements, raconte-t-il, certains s’interrogent même sur leur capacité à passer la fin de l’année.

« Quand la confiance s’arrête, ça ne fonctionne plus. »

Il compare la circulation financière au sang dans un organisme : dès qu’elle se bloque, l’ensemble du corps économique se trouve menacé.

Guirec Penhoat, lors de la Remise de l'annuaire 2026 de Lyon Place Financière
Guirec Penhoat, lors de la Remise de l’annuaire 2026 de Lyon Place Financière

Au début de 2009, Lyon Place Financière (LPF) réunit les acteurs locaux afin de rétablir le dialogue et de coordonner les réponses face aux besoins des entreprises. L’entretien ne permet pas d’attribuer directement à ces réunions le sauvetage d’entreprises identifiées.

Il révèle en revanche la fonction concrète que son président assigne à l’association : créer les conditions d’une parole suffisamment franche pour que banques, conseils et professionnels du chiffre puissent intervenir de manière cohérente.

La force d’une place financière se mesure alors moins au nombre de ses rencontres qu’à la qualité des relations déjà établies lorsque survient la crise.

La Bourse au service du financement des PME & ETI
La Bourse au service du financement des PME & ETI

Pourquoi certaines PME cessent de grandir

Le regard que Guirec Penhoat porte sur les entreprises françaises est nuancé. Beaucoup de PME restent solides malgré un environnement économique plus exigeant.

Son inquiétude concerne davantage celles qui cessent de préparer l’avenir.

« Ce qui nous manque, ce sont des entreprises qui grandissent : que les TPE deviennent des PME, que les PME deviennent des ETI », observe-t-il.

Il prend souvent l’exemple d’un dirigeant arrivé à la cinquantaine. L’entreprise est rentable, les emprunts sont remboursés et l’activité tourne correctement. La tentation est alors de gérer l’existant jusqu’à la retraite.

Dix années peuvent ainsi s’écouler sans véritable projet de développement ni préparation de la transmission.

Guirec Penhoat, Directeur Général Branche Finances chez Fiducial - Président Lyon Place Financière
Guirec Penhoat, Directeur Général Branche Finances chez Fiducial – Président Lyon Place Financière

Pour éviter cet enlisement, il évoque plusieurs leviers :

  • ouvrir la gouvernance,
  • préparer la succession,
  • faire entrer des compétences extérieures,
  • envisager une croissance externe
  • ou réorganiser le capital.

Autant d’étapes qui permettent à une entreprise de changer d’échelle avant qu’il ne soit trop tard.

Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises fragilisées faute d’avoir anticipé ces évolutions, mais aussi d’autres retrouver un nouvel élan grâce au regard croisé de leurs conseils, de leurs investisseurs et de leurs partenaires bancaires.

Guirec Penhoat défend une finance de territoire
Guirec Penhoat défend une finance de territoire

Une exigence qui n’exclut pas la délégation

En dehors de ses responsabilités professionnelles, Guirec Penhoat conserve des repères plus personnels. Marié depuis longtemps et père de trois fils, dont deux ont choisi à leur tour les métiers de la finance, il observe avec un certain amusement cette continuité familiale.

Il pratique également le golf, un loisir qui lui permet de s’accorder des moments de respiration loin des dossiers financiers. Une manière de préserver l’équilibre dans un parcours largement consacré au financement des entreprises.

Guirec Penhoat à la Banque de France de Lyon pour la Conférence de la Commission financement & Trésorerie de LPF
Guirec Penhoat à la Banque de France de Lyon pour la Conférence de la Commission financement & Trésorerie de LPF

Au premier regard, la photographie renvoie une image de sobriété.

  • Costume sobre,
  • regard direct,
  • sourire discret : tout évoque une forme de retenue. Une impression qui fait écho aux témoignages recueillis auprès de plusieurs de ses collaborateurs.

Ils dressent le portrait d’un homme « discret », déterminé et profondément investi dans le développement du tissu économique local.

Une même idée revient dans leurs témoignages : favoriser des échanges durables entre les entrepreneurs et les acteurs de la finance.

Ils décrivent également un style de management exigeant, où une approche directe s’accompagne d’une réelle capacité d’écoute et de dialogue.

À leurs yeux, l’évolution de l’offre bancaire, progressivement enrichie sous son impulsion pour mieux répondre aux besoins des entrepreneurs, en est l’une des traductions les plus concrètes.

Cette culture de l’accompagnement se retrouve dans sa manière de diriger. Le Directeur Général Branche Finances de Fiducial  revendique une organisation exigeante, mais fondée sur la confiance et l’autonomie.

« Il faut savoir déléguer, donner l’impulsion, le cadre et les orientations stratégiques », explique-t-il.

Pour lui, un responsable fixe un cap et crée les conditions permettant aux équipes de prendre pleinement leurs responsabilités.

Pourquoi l'intelligence artificielle ne remplacera pas le jugement humain
Pourquoi l’intelligence artificielle ne remplacera pas le jugement humain

Ce que l’intelligence artificielle changera vraiment

Face à l’essor de l’intelligence artificielle, le directeur général Branche Finances de Fiducial ne partage pas les inquiétudes que l’on prête parfois aux métiers de la banque.

« Il ne faut pas avoir peur des outils qui arrivent », affirme-t-il. Selon lui, l’automatisation prendra en charge une partie des tâches répétitives et administratives qui mobilisent encore beaucoup de temps sans constituer le cœur du métier.

Cette évolution conduira aussi les professionnels à s’interroger sur leur véritable valeur ajoutée.

Pour lui, le temps dégagé devra être consacré à ce qui ne s’automatise pas :

  • comprendre les dirigeants, approfondir les dossiers,
  • exercer son jugement
  • et accompagner les entreprises dans leurs décisions.

« Je pense qu’on est dans des métiers de relation, et pas des métiers qui sont structurés », résume-t-il.

L’intelligence artificielle ne remet donc pas en cause cette conception de la banque. Elle pourrait au contraire renforcer ce qui, à ses yeux, fait la différence : la qualité de la relation, l’expérience et la capacité à apprécier ce qu’aucun algorithme ne peut mesurer entièrement.

Guirec Penhoat défend une finance où le jugement humain complète les modèles financiers
Guirec Penhoat défend une finance où le jugement humain complète les modèles financiers

Un « quatrième tiers » tourné vers les autres

À 63 ans, Guirec Penhoat dit être entré dans son « quatrième tiers » professionnel. La formule prête à sourire, mais elle traduit surtout une évolution de ses priorités.

Il ne parle ni de retrait ni de ralentissement. Après les années d’apprentissage, de direction et de consolidation, il souhaite désormais exercer autrement :

  • transmettre une expérience,
  • ouvrir des portes et laisser davantage d’espace aux générations suivantes.

Son engagement à la présidence de Lyon Place Financière s’inscrit dans cette logique. Né lyonnais sous un nom breton, longtemps partagé entre Lyon et Paris, le passionné de golf revient ainsi à son point d’ancrage pour défendre la capacité du territoire à conserver ses entreprises, leurs centres de décision et les compétences qui les accompagnent.

Le général Armel Dirou avec Guirec Penhoat
Le général Armel Dirou avec Guirec Penhoat

« J’ai l’envie de donner plus que je vais prendre », résume-t-il.

La formule dit sans doute autant l’homme que le banquier. Après plus de trente années passées à accompagner des entreprises, Guirec Penhoat ne cherche plus seulement à financer des projets.

Il souhaite transmettre une manière de les regarder. Une manière forgée au fil des crises, des réussites comme des échecs, où la connaissance des dirigeants compte autant que l’analyse des dossiers.

Président de Lyon Place Financière
Président de Lyon Place Financière

À l’heure où les décisions se standardisent, où les outils se perfectionnent et où les entreprises sont appelées à changer d’échelle plus vite que jamais, son parcours laisse finalement une interrogation ouverte : comment continuer à faire grandir une entreprise sans jamais perdre de vue celles et ceux qui la portent ?

Directeur Général Branche Finances chez Fiducial
Directeur Général Branche Finances chez Fiducial et Président de Lyon Place Financière

3 Commentaires

  1. Merci à Guirec Penhoat pour cet éclairage. Son analyse rappelle avec justesse que les décisions de financement ne reposent pas uniquement sur des indicateurs financiers, mais aussi sur la compréhension du projet, de sa stratégie et de ceux qui le portent. Une vision pragmatique de la finance d’entreprise.

  2. Les PME ont parfois le sentiment d’être jugées uniquement sur leurs ratios financiers. Cet article rappelle qu’un financement repose aussi sur la cohérence du projet, la qualité du management et la confiance que l’entreprise inspire. Les chiffres comptent, mais ils ne suffisent pas à raconter une aventure entrepreneuriale.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Let us know you are human: